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Risques tardifs (plusieurs mois) :
- Les cicatrices anormales : la qualité de la cicatrisation est variable d’un patient à l’autre. Les cicatrices peuvent présenter plusieurs types d'anomalies : êtres élargies, adhérentes, hyper ou hypo pigmentées, hypertrophiques ou chéloïdes. Dans certains cas, une reprise par opération doit être pratiquée.
- L'alopécie : Ce phénomène peut parfois se rencontrer chez l'opéré, au niveau de la tempe et plus rarement de la nuque, en regard des zones décollées. L'alopécie est plus fréquente sur les cicatrices qui s’élargissent.
- Les lésions nerveuses : Malgré le respect de la plus grande prudence durant toute l'intervention, il est toujours possible qu'un petit nerf soit lésé lors de la dissection. Les conséquences diffèrent selon le type de nerfs.
Ainsi s'il arrive que des nerfs sensitifs (responsables de la sensibilité), soient touchés, cela provoquera chez le patient des paresthésies (engourdissements,"fourmis"), ou une anesthésie (insensibilité totale). Ce type de complications est certes peu fréquent mais représente tout de même 3 à 5 % des cas. Les zones les plus souvent touchées sont le lobe de l'oreille, la région pré-auriculaire, et la nuque. Le patient ne doit cependant pas s'alarmer inutilement car dans l'immense majorité des cas, ces troubles sensitifs sont incomplets et ne sont que temporaires.
Il peut également arriver que des nerfs moteurs (commandant la mobilité musculaire), soient touchés. Cela provoque des parésies (faiblesse musculaire), ou une paralysie (impossibilité de mouvement). Ce sont dans un tel cas les branches du "nerf facial" qui sont exposées (elles commandent les différents muscles de la face, dont les contractions sont responsables des mimiques). Dans les faits, un seul côté du visage est atteint : il en résulte donc une asymétrie qui est surtout visible lors des mouvements. Ces atteintes sont très rares (< 2% des cas), souvent incomplètes (simples parésies), et surtout sont régressives dans la majorité des cas. En effet, généralement, les signes disparaissent, souvent en quelques heures (déficits dus à l'anesthésie locale), parfois plus lentement en quelques semaines ou mois, au terme d'une lente atténuation durant laquelle seule la patience est de rigueur. Au total, les véritables paralysies faciales définitives restent extrêmement rares.
- Les kystes et fistules salivaires : Exceptionnels, ces phénomènes résultent d’une lésion de la glande salivaire située dans la joue.
Rappel utile : le lifting cervico facial représente l’intervention la plus lourde dans le cadre du rajeunissement facial. Il permet de traiter efficacement la partie basse du visage (joue, ovale et cou). Les suites opératoires sont souvent marquées au niveau du visage. Il est donc souhaitable pour le patient de voir cette intervention réalisée au cours d' une période d’activité professionnelle et sociale restreinte.
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