chirurgie esthetique
  Augmentation
Plastie mammaire d'augmentation:
les prothèses mammaires

Risques et complications :

Complications anesthésiques :

Toute anesthésie aussi légère soit-elle comporte des risques. Ils vous seront exposés lors de la consultation avec l’anesthésiste.

Complications immédiates de l’intervention :
L'hématome : il s’agit d’une hémorragie dans la loge de la prothèse, qui provoque une augmentation subite du volume d’un sein et qui justifie un drainage rapide (dans les heures qui suivent l’intervention).
L'infection : Quant elle survient, elle se manifeste dans les jours qui suivent l’intervention. Caractéristique principale, un aspect inflammatoire du sein et une élévation significative de la température, avec apparition de fièvre. Parfois, en cas d'infection manifeste, il peut s'avérer nécessaire de procéder à l’ablation des prothèses et la mise sous antibiotiques.

Complications secondaires et tardives :
Des complications secondaires ou tardives peuvent apparaîtrent chez certaines patientes. Elles impliquent dans certains cas de mauvais résultats esthétiques parmi lesquels on peut avoir :
  • Une insuffisance ou excès de la correction.
  • Une différence de volume entre les deux seins (surtout en cas d'asymétrie préexistante).
  • Une malposition ou déplacement secondaire des implants, pouvant justifier une reprise précoce (1 mois).
  • Une consistance pouvant paraître artificielle, ou trop dure.
  • Une perception des prothèses, au toucher et parfois à la vue dans certaines positions, surtout sur leurs bords supérieur et externe. Dans certains cas, il est possible de percevoir des plis de la prothèse.
  • Parfois également, des phénomènes de cicatrices "anormales" peuvent se rencontrer. C'est phénomènes sont étroitement liés à la qualité de la cicatrisation qui s'avère très variable : parfois on peut avoir des cicatrices élargies, adhérentes, hyper pigmentées ou au contraire dépigmentées (blanches), des cicatrices hypertrophiques ou des cicatrices chéloïdes.

D'autres types de complications peuvent apparaître de manière tardive, parmi lesquels des phénomènes de réactions hormonales, de coques ou de perte de sensibilité.

  • Apparition de galactorrhée : Il a été rapporté de rares cas de stimulation hormonale postopératoire inexpliquée, se traduisant dans les suites par une sécrétion de lait.
  • L'insensibilité aréolo-mamelonnaire : La sensibilité de l’aréole est souvent perturbée temporairement dans les suites opératoires. Toutefois, il arrive que ces troubles de la sensibilité n'aient pas régressé après 6 mois. Plus rarement, on constate à l'inverse une hypersensibilité des mamelons.
  • La constitution de la coque périprothétique : La prothèse représente un corps étranger. La réaction physiologique normale et constante de l’organisme est de l'isoler des tissus environnants en constituant une membrane hermétique qui va entourer l'implant et que l’on appelle "capsule périprothétique". Cette membrane est fine et souple, mais il arrive que la réaction s'amplifie et que la capsule s'épaississe devenant fibreuse et rétractile en comprimant l'implant. Cette enveloppe prend alors le nom de "coque".
    Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome ou une infection, mais la plupart du temps sa survenue reste imprévisible résultant de réactions organiques aléatoires et non contrôlables, qui peuvent apparaître dans les premiers mois ou après plusieurs années.
    La rétraction capsulaire reste l'inconvénient majeur des prothèses mammaires en terme de fréquence (jusqu'à 10% des cas) et d'altération du résultat : c'est la cause principale de ré intervention, pour décomprimer la coque et éventuellement changer la prothèse, avec malheureusement des récidives assez fréquentes.
  • La rupture ou le dégonflement de la prothèse :
    Il arrive que l'implant laisse échapper son contenu, brutalement ou petit à petit, à la suite d'un traumatisme (choc, piqûre, etc.), ou à la longue, par usure de son enveloppe. Avec les implants au sérum physiologique, le phénomène est rapidement objectivé par une diminution du volume du sein. Pour les implants en silicone, c’est souvent un contrôle mammographique qui fait le diagnostic.

A noter : Les prothèses remplies de gel de silicone : Elles ont été interdites pendant plusieurs années car elles ont été incriminées dans la survenue de "connectivites" (maladies auto-immunes générales, très rares, se manifestant par des troubles rhumatologiques ou dermatologiques). Pourtant les innombrables travaux scientifiques réalisés à ce jour sur le sujet, n'ont jamais pu démontrer la responsabilité du silicone. Néanmoins, il est indispensable après votre intervention d’effectuer une surveillance régulière de vos prothèses par un examen clinique et des clichés de mammographie, afin de dépister une éventuelle rupture, ce qui impliquerait un changement de prothèses.

Rappel : Prothèses mammaires et risque de cancer du sein : le point
De nombreuses études scientifiques (à grande échelle et sur le long terme), ont prouvé que les femmes porteuses de prothèses mammaires ne développaient pas plus de cancer du sein que les autres. Cependant, pour la surveillance mammographique systématique, il faudra faire appel à un radiologue habitué à l'exploration de seins avec prothèses, et qui utilisera certaines techniques spécialisées (incidences particulières, images numérisées, échographie, etc.).

 Accueil Préface Qui suis-je ? Glossaire Visage Seins Silhouette Médecine esthétique Cliniques Honoraires Liens Contact  MORPHING 3D  Informations légales     Dixi