Le résultat :
En reconstruction mammaire par lambeau de grand dorsal, le résultat physique final n'est jamais acquis à l'issue même de l'intervention.
Il en est de même du point de vue psychique : la patiente doit effectuer un profond travail de réflexion sur l'acceptation de son nouvel état et considérer la prothèse comme un sein naturel. Suivant les cas, cette étape délicate peut être plus ou moins bien vécue par les patientes. Généralement, l'intervention de reconstruction de l'aréole, phase finale de la reconstruction du sein, permet à la patiente de ce sentir de nouveau "femme".
Dans les premiers temps, cette reconstruction peut être vécue comme un volume un peu gênant, un peu trop figé, insensible, avec sensations de tiraillements au niveau du dos un peu comme un corset. Il faut attendre un minimum de six mois pour apprécier le résultat. A ce stade, il vous sera proposé un éventuel geste de symétrisation et la reconstruction de l'aréole.
Les imperfections du résultat :
Toute patiente doit toutefois admettre qu'en l'état des connaissances actuelles, il est malheureusement impossible de reconstituer un sein parfaitement symétrique à l'autre. Il persistera toujours un certain degré d'asymétrie des deux seins, qu'il s'agisse : du volume, de la hauteur ou de la symétrie des aréoles. Il est ainsi fréquent de proposer une retouche lors du geste de symétrisation ou de reconstruction aréolaire.
La sensibilité de la peau du dos mettra plusieurs mois pour redevenir normale.
Remarque : La couleur et la texture de la peau du dos diffèrent de celles de la peau thoracique ce qui peut se traduire par un effet "rustine". Les cicatrices, elles, feront l'objet d'une surveillance attentive. Elles prennent un aspect définitif après 18 mois d’évolution.

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