Reconstruction
  mammaire
La reconstruction mammaire par :

Prothèse

Après l'opération :

Les suites opératoires, dans le cas d'une pose d'implant mammaire sont en général douloureuses pendant 2 à 3 jours, pour soulager efficacement la patiente, un traitement à base d'antalgiques puissants est alors impératif. Ces antalgiques seront ensuite relayés par des antalgiques simples, à la demande, pendant environ quinze jours.

Le premier pansement est généralement réalisé lors de l’ablation des Redons. Au premier pansement, le sein reconstruit aura un aspect figé, la peau qui le recouvre sera insensible, le sillon sous mammaire marqué de fossettes : cet aspect va évoluer dans les semaines suivantes. Un gonflement (œdème et des ecchymoses (bleus) du sein reconstruit sont possibles. La patiente eut parfois ressentir une gêne à l'élévation du bras, gêne qui peut nécessiter quelques séances de rééducation. Le port du soutien-gorge (nuit et jour) est nécessaire pendant un mois. Les fils de suture seront retirés au 21e jour.
Il convient d'envisager une convalescence de 2 à 3 semaines, et, selon les patientes, d'attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

Le résultat :
En reconstruction mammaire, le résultat physique final n'est jamais acquis à l'issue même de l'intervention.
Il en est de même du point de vue psychique : la patiente doit effectuer un profond travail de réflexion sur l'acceptation de son nouvel état et considérer la prothèse comme un sein naturel. Suivant les cas, cette étape délicate peut être plus ou moins bien vécue par les patientes. Généralement, l'intervention de reconstruction de l'aréole, phase finale de la reconstruction du sein, permet à la patiente de ce sentir de nouveau "femme".
Immédiatement après l'opération, la prothèse peut être vécue comme un volume un peu gênant, un peu trop figé, insensible, avec parfois quelques crampes du muscle pectoral. Il faut attendre un minimum de trois mois pour apprécier la tolérance de l'implant, la symétrie. C'est à ce moment qu'il est possible de prévoir une retouche éventuelle sous anesthésie générale, le plus souvent simplement la reconstruction de l'aréole sous anesthésie locale.

A Noter : Si un expander a été mis en place, le volume définitif du sein n’est obtenu qu’à la suite des séances de gonflage (entre 2 et 6). Ces séances se pratiquent une fois par semaine dans le cadre d'une consultation en cabinet.

Les imperfections de résultat :

  • Dans la reconstruction mammaire par prothèse, les imperfections de résultats peuvent tenir à des problèmes de cicatrisation ou de symétrie.
  • Les cicatrices doivent faire l'objet d'une surveillance attentive : il est fréquent qu'elles prennent un aspect rosé et gonflé au cours des 2e et 3e mois postopératoires. A l'issue de cette période, elles s'estompent pour devenir, de moins en moins visibles. Elles peuvent toutefois demeurer élargies, blanches ou au contraire brunes.

Remarque : En règle générale, si les cicatrices s'estompent bien avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c'est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait de la patiente.

En ce qui concerne les imperfections de symétrie, toute patiente doit retenir qu'il est malheureusement impossible de reconstituer par pose de prothèse un sein parfaitement symétrique à l'autre. Il persistera toujours un certain degré d'asymétrie entre les deux seins. Il peut s’agir du volume, de la forme, de la hauteur ou de la symétrie des aréoles.

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